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C’est peu de dire que la société Transport Martens a traversé sans dommages les années délicates de la crise économique. Depuis 2008, l’entreprise de transport implantée à Turnhout a non seulement doublé son chiffre d’affaires, mais aussi sa flotte de véhicules. Une évolution que Paul Martens, gérant de la société, n’entend pas voir s’infléchir même après l’arrivée de la taxe kilométrique, comme en témoignent les 15 nouveaux DAF XF et CF Euro 6 qu’il a encore commandés en 2015.

La société Transport Martens existe depuis 77 ans et son gérant actuel, Paul Martens, représente la troisième génération à la tête de cette entreprise familiale solidement implantée à Turnhout. « Nous sommes une entreprise fidèle, à la fois à ses clients et à ses fournisseurs. Nous collaborons ainsi depuis de nombreuses années avec DAF pour la fourniture de nos camions, et TTA Truckland est aussi l’un de nos partenaires appréciés depuis 15 ans. Notre flotte compte en effet des LF, des CF et des XF. En aval, certains de nos clients sont dans notre portefeuille depuis 45 ans, ce qui est relativement unique – ne serait-ce que parce que cela signifie que le fournisseur comme le client ont réussi à perdurer de concert pendant ces 45 années. Or, c’est quelque chose qui n’est pas aussi évident qu’il y paraît lorsqu’on traverse des périodes économiques parfois agitées. D’autre part, nous comptons aussi plusieurs firmes importantes de Turnhout parmi notre clientèle, ce dont nous sommes fiers. En tant qu’entreprise familiale, nous sommes très proches de nos clients, de nos fournisseurs et des membres de notre personnel », confie Paul Martens.

Son entreprise est active tant sur le marché national qu’à l’international. Martens assure la distribution de marchandises dans tout le pays, sans toutefois faire de la distribution une véritable spécialisation. Le volet international constitue toujours la majeure partie des activités de la société. « Notre ambition est de libérer nos clients de leurs préoccupations logistiques, en leur offrant une solution totale », poursuit Paul Martens.

Cette philosophie se traduit également au niveau du transport international, un secteur où Martens couvre entièrement le territoire français en groupage, en livraisons partielles comme en cargaisons complètes et peut donc à ce titre revendiquer le statut de spécialiste de l’Hexagone. Mais Martens assure aussi d’autres destinations pour ses clients qui le demandent. « Nous faisons parfois appel à des sous-traitants pour répondre à ces requêtes, de manière à pouvoir garantir une qualité constante pour le service de transport dont ils bénéficient. Considérez donc que nous faisons rouler 65 véhicules quotidiennement, même si notre flotte interne ne compte qu’une trentaine de tracteurs et une dizaine de porteurs de type fourgon », précise encore Paul Martens.

Quelque 75% des engins de Martens arborent le logo DAF. « DAF nous offre la combinaison idéale de propriétés qu’un camion d’excellence est appelé à afficher. Ce sont des véhicules de bonne qualité, proposés à un tarif compétitif. De plus, le garage TTA Truckland dispose d’un atelier d’entretien juste à côté de chez nous, ce qui nous garantit la sécurité mais aussi de la souplesse et un certain confort au niveau de l’organisation – surtout quand on considère les réglementations toujours plus strictes en matière de temps de roulage et de pause », souligne Paul Martens.

Pour l’entreprise de Turnhout, cette flexibilité au niveau de la collaboration se concrétise par un service rapide en termes d’entretien et de dépannage. « Programmer un entretien trois jours à l’avance est impossible chez nous. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un concessionnaire qui fasse partie de la chaîne de qualité que nous offrons à nos clients. D’autre part, nous assurons une partie des entretiens nous-mêmes. Nonobstant le fait que ce soit surtout axé sur l’entretien des semi et qu’en raison des intervalles d’entretien fort longs, les tracteurs passent moins régulièrement à l’atelier, il est aussi très important d’interagir efficacement avec votre concessionnaire pour savoir qui fait quoi sur les camions », poursuit Paul Martens.

En 2015, TTA Truckland a livré dix nouveaux DAF CF Euro 6 et autres XF Euro 6, que viendront encore rejoindre cinq nouveaux camions dans les mois à venir. « En procédant de la sorte, nous voulons anticiper la taxe kilométrique qui sera instaurée prochainement tout en faisant un effort au niveau environnemental. Mais nous avons toujours continué à investir dans notre flotte – même durant les années les plus difficiles, en 2008 et 2009. C’est précisément à cette époque que nous avons franchi le pas vers les modèles Euro 5 », explique Paul Martens. Et de souligner dans la foulée l’importance, pour les clients, de pouvoir compter sur une flotte aussi jeune. Ce qui est également vrai pour la firme elle-même : « Si vous envisagez de vous étendre et que vous ne le faites pas en raison de mauvaises perspectives économiques, le risque existe que les investissements à consentir dans l’extension et dans le remplacement des outils de production coïncident un peu plus tard. Continuer à investir même quand les temps étaient plus durs constituait donc un choix mûrement réfléchi. »

Avec sa gamme XF, CF et LF Euro 6, DAF fournit des véhicules qui allient fiabilité et sobriété des coûts d’exploitation. « De plus, le large éventail de services proposés dans le cadre du programme ‘DAF Transport Efficiency’ garantit une disponibilité maximale des camions. Une garantie qui est d’ailleurs intégralement assurée par TTA Truckland qui est notre interlocuteur unique en la matière, ce qui simplifie aussi notre travail administratif. Pour un transporteur, une telle combinaison de services et de produits constitue une solution qui peut faire la différence par des temps économiques plus chahutés », explique Paul Martens.

Sans compter qu’un camion nouvellement apparu au catalogue revêt aussi une certaine valeur pour les chauffeurs. « L’âge moyen des chauffeurs ne cesse d’augmenter. C’est tout un art de parvenir à recruter des jeunes et à les garder dans le giron de l’entreprise. Parfois, il suffit de peu de choses pour y parvenir. Et le choix d’un modèle spécifiquement conçu pour eux, comme le sont les DAF LF, CF et XF, peut jouer un rôle décisif à cet égard », affirme Paul Martens.

Si l’année 2015 est donc à marquer d’une pierre blanche en termes de croissance pour Martens, y compris au niveau de sa flotte, l’exercice 2016 est truffé de points d’interrogation. Avant tout, il y a l’instauration de cette fameuse taxe kilométrique. Paul Martens nourrit un avis tranché sur la question : « Les transporteurs qui ne répercuteront pas la future taxe sur leurs prix ont intérêt à avoir engrangé de très solides marges bénéficiaires ces dernières années. Je crains toutefois que ce ne soit pas suffisant. Le secteur ne dispose pas de la marge nécessaire pour prendre à sa charge cette taxe supplémentaire. Nous allons donc devoir la porter au compte du client, qui la répercutera à son tour sur ses propres clients. Les transporteurs vont donc devoir faire preuve d’une solide force de persuasion. Le bon sens devra l’emporter car à défaut, c’est un bain de sang qui menacera l’ensemble du secteur du transport », conclut Paul Martens.

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