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Consommation de carburant: Diesel en baisse – Essence en (forte) hausse L’UPTR veut objectiver les débats ‘mobilité’ et ‘environnement’

En réponse à une question écrite de la Députée Véronique Waterschoot (Ecolo), le Ministredes Finances a apporté une série d’informations assez éclairantes quant à la consommation des carburants en Belgique.

Entre 2016 et 2018 – et c’est une première historique ! – l’achat de diesel sur le territoire belge a baissé d’un peu plus de 4 %.

Sur cette période, la consommation est en effet passée de 8,381 milliards de litres à quelques 8,043 milliards de litres.

Cette baisse doit cependant être relativisée par le fait que cette diminution de 338 millions de litres est plus que compensée par une augmentation de la consommation d’essence.

En Belgique, l’achat d’essence est, en effet, passé sur la même période de 1,953 milliard de litres à 2,313 milliards de litres, soit une augmentation de 360 millions de litres, en hausse de 18 %.

Sur un horizon plus large, l’UPTR a calculé que depuis 2013, la consommation de diesel estglobalement restée stable (à un peu plus de 8 milliards de litres), alors que la consommationd’essence a explosé (+ 42 %, passant de 1,6 milliard en 2013 à 2,3 milliards en 2018).

L’UPTR a également mis cette évolution en perspective avec les chiffres des immatriculations de voiture que sa consœur de la FEBIAC lui a communiqués.

Le nombre de voitures à motorisation essence est ainsi passé de 1.991.291 à 2.576.226 unités sur la période 2013 à 2018, soit une augmentation de 584.935 voitures (+ 29 %).

Celui du nombre de voitures diesel à motorisation diesel est, pour sa part, passé de 3.386.307 à 3.058.386, soit une diminution de 327.921 unités (- 10%).

Au 31 décembre 2018, toutes motorisations confondues (LPG, électrique, hybride, etc.), il y avait 5.782.684 voitures immatriculées en Belgique (contre 5.439.295 en 2013, soit une augmentation de 6,3 %).

Plus que jamais, l’UPTR souhaite que les réflexions politiques tant sur les questions de mobilité que sur les enjeux environnementaux soient objectivés aussi précisément que possible.

Il est intellectuellement incorrect de coller les problèmes de mobilité sur le dos des 140.000 camions belges et étrangers qui sillonnent quotidiennement les routes belges.

Idéalement, les réalités statistiques devraient permettre d’alimenter le débat ‘mobilité’ et ainsi éviter que l’on se trompe de cible.

Il ressort en effet de l’évolution du parc automobile belge qu’aucune mesure simpliste n’a permis d’améliorer la mobilité dans ce pays.

Aucune taxe n’a jamais permis de réduire le nombre de véhicules sur nos routes !

Les solutions sont nécessairement multiples et elles passent invariablement par une offre renforcée de transports en commun efficaces.

A défaut, il est illusoire de penser que les problèmes de congestion puissent un jour être résolus.

S’agissant toujours des problèmes de congestion qui, jour après jour, paralysent un peu plus le pays et sur un horizon encore un peu plus large, l’UPTR ne fait rien d’autre que tirer leconstat (mathématique) suivant :

En 10 ans, le nombre de voitures immatriculées en Belgique a augmenté de 15%. Cette croissance est supérieure à celle de la population (6,65% sur 10 ans). Si on compare lenombre de voitures par rapport au nombre d’habitants en âge de conduire, il y a désormais0,64 voiture par habitant majeur (contre 0,60 en 2008). Autrement dit, il y a aujourd’hui enBelgique presque 2 voitures immatriculées pour 3 personnes en âge de conduire.

Un record du monde !

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