Le titre est d’ailleurs un peu trop juste. Il ‘s’agit en fait de mouvements dans les transports en communs tout court !
Je m’explique : suivant un de nos confrères de la RTBF, la STIB a décidé de lancer un appel d’offre pour 300 nouveaux bus électriques en vue d’électrifier l’ensemble de sa flotte à l’horizon 2035. Pour l’achat de ces bus, standards et articulés, la société de transport bruxelloise compte débloquer entre 250 et 300 millions d’euros. C’est ce qu’a annoncé Brieuc de Meeûs, patron de la STIB.
« Le temps des procédures, ces bus arriveront sur le réseau entre 2028 et 2029« , estime M. de Meeûs. Il y aura alors à Bruxelles un total de près de 450 bus 100 % électriques contre 88 actuellement en service. C’est donc environ la moitié de la flotte de la STIB qui sera électrifiée.
Pour rappel, les 88 véhicules actuels comprennent 37 bus de différents constructeurs qui arpentent déjà les rues bruxelloises depuis plusieurs années et 51 nouveaux bus articulés de Daimler buses.
Mais, il n’y a pas que cette nouvelle ! En effet, on apprend que les trois sociétés de transports urbains belges, à savoir, la STIB, le TEC et De Lijn, vont procéder à des essais d’un véhicule autonome à Louvain.
Après une série d’essais peu concluants en 2019, et à la suite de différentes analyses, on a constaté qu’aujourd’hui, la donne a changé. Les véhicules autonomes offrent des capacités beaucoup plus importantes et plus précises que précédemment. C’est pourquoi la Stib avec De Lijn et le TEC va procéder à de nouveaux tests cet automne à Louvain avec un véhicule du groupe chinois We Ride d’une capacité de 10 à 20 personnes. « On va tester deux navettes autonomes dans le contexte très intéressant de la ville de Louvain. Beaucoup de cyclistes, beaucoup de piétons, beaucoup de véhicules, des livraisons, etc. Donc c’est vraiment un super laboratoire pour voir en fait si la technologie aujourd’hui en 2025 est suffisamment mature. Et donc je pense que ça va nous apporter pas mal de réponses à ce niveau-là » explique Mathieu Nicaise, chargé de stratégie et d’innovation à la Stib.
La Stib croit dans cette nouvelle technologie. « A quel rythme ? Sous quelle forme ? Là, il y a plein d’inconnues. Mais oui, ça va faire partie de l’avenir » précise Mathieu Nicaise. Les atouts des véhicules autonomes ne manquent pas. La flexibilité, la sécurité et également un aspect économique pour un service meilleur à un coût moindre pour la collectivité, ou la possibilité de faire plus avec le même budget.
La seule petite arête dans le poisson, c’est que nos sociétés nationales de transports publics vont une fois de plus essayer du matériel chinois, alors qu’il existe en Europe des constructeurs qui ne demandent qu’à pouvoir offrir leurs services !







