Pourquoi le transport moderne se termine-t-il encore si souvent à la force des bras ? Le camion devient plus intelligent. Le déchargement, pas toujours.

Date de publicaton: 30 septembre 2026

Le secteur du transport investit en permanence dans l’efficacité. Les véhicules consomment moins d’énergie, la planification des tournées est digitalisée, les ordinateurs de bord assistent les conducteurs et de plus en plus d’entreprises s’engagent dans l’électrification de leur flotte.

On pourrait dès lors s’attendre à ce que l’ensemble du processus de chargement et de déchargement gagne lui aussi en efficacité.Pourtant, le même scénario se répète chaque jour. Le camion arrive chez le client, le hayon élévateur descend et, pour les derniers mètres du transport, le transpalette manuel reprend souvent du service. Une palette de plusieurs centaines de kilos est alors déplacée jusqu’à sa destination à la seule force du conducteur.Il n’y a rien de critiquable à cela. Le transpalette manuel reste un outil simple, fiable et économique. Pour un usage occasionnel, il demeure difficile à égaler. Mais puisque les entreprises de transport recherchent constamment des véhicules et des processus plus performants, il peut être utile de s’interroger également sur ce qui se passe une fois le camion arrivé à destination.

Le temps caché du chargement et du déchargement

Lorsque les entreprises de transport analysent leurs performances, l’attention se porte généralement sur les temps de conduite, la consommation d’énergie, le taux de chargement et l’optimisation des itinéraires. Le temps consacré au chargement et au déchargement reçoit souvent moins d’attention, alors qu’il s’agit d’une opération répétée chaque jour. Imaginons qu’un conducteur effectue en moyenne soixante mouvements de palettes par jour. Si une assistance électrique permet d’économiser seulement quinze secondes par mouvement, cela représente déjà quinze minutes par jour. Sur une année, cela équivaut à environ 55 heures de travail. Avec un coût salarial total de 35 € par heure, le gain théorique dépasse 1.900 € par an. Bien entendu, le bénéfice réel dépend de l’application, des distances parcourues et de la nature des marchandises. Cet exemple illustre néanmoins qu’un gain de temps limité par livraison peut avoir un impact significatif lorsqu’une même opération se répète des centaines de fois par an.

Plus rapide, mais aussi moins contraignant

Le temps n’est toutefois qu’une partie de l’équation. Avec un transpalette manuel, le conducteur doit lui-même fournir l’effort nécessaire pour mettre la charge en mouvement, la diriger puis la ralentir. Sur un sol plat et avec une charge légère, cela pose rarement problème. La situation change lorsque les palettes deviennent plus lourdes, que plusieurs arrêts s’enchaînent ou que des hayons, des pentes ou des surfaces moins favorables entrent en jeu. C’est surtout lors de mouvements répétés de type arrêt-redémarrage que la différence devient perceptible. Là où le conducteur doit remettre manuellement une charge lourde en mouvement à chaque fois, une assistance électrique permet un démarrage fluide et maîtrisé. Une grande partie de l’effort physique répétitif disparaît ainsi. La question n’est donc plus de savoir si un conducteur est capable de déplacer une palette manuellement. Bien sûr qu’il le peut. La véritable question est de savoir pourquoi il devrait continuer à servir lui-même de moteur alors qu’il existe désormais des solutions électriques compactes pour effectuer ce travail.

Une assistance électrique compacte pour la distribution

Pendant longtemps, les transpalettes électriques présentaient un inconvénient majeur pour les applications de transport : ils étaient volumineux, lourds et réduisaient la charge utile disponible. La dernière génération de transpalettes lithium-ion compacts a changé la donne. Le Noblelift ATOM 2 PTE15Q2B en est un exemple. Avec une capacité de 1.500 kg, il conserve des dimensions et une maniabilité proches de celles d’un transpalette manuel, tout en assurant la traction électrique de la charge. Lors des livraisons fréquentes, l’effort physique n’est pas le seul facteur à considérer. Le rythme compte également. Le Noblelift ATOM 2 atteint jusqu’à 4,0 km/h en charge et 4,9 km/h à vide. Contrairement à une manutention entièrement manuelle, cette vitesse reste constante tout au long de la journée, indépendamment du nombre d’arrêts ou de mouvements de palettes. Cet avantage apparaît particulièrement lors des tournées de distribution comportant plusieurs points de livraison quotidiens. L’accès à cette technologie est également devenu plus abordable. Des transpalettes lithium-ion compacts sont aujourd’hui disponibles à partir d’environ 895 € hors TVA, rendant la manutention électrique accessible à un plus grand nombre d’entreprises de transport.

Une approche pragmatique

Dans le transport, la théorie compte moins que la praticité sur le terrain. C’est pourquoi les détails pratiques font souvent la différence. Les batteries lithium-ion compactes peuvent être rechargées entre deux missions et sont généralement faciles à remplacer. Avec une batterie de rechange, il est possible de poursuivre le travail pendant que la seconde batterie se recharge. D’autres caractéristiques, comme la conduite avec timon en position verticale ou les roues stabilisatrices latérales de série, s’avèrent également précieuses. Dans un camion, un conteneur ou une zone de déchargement exiguë, ce sont souvent ces détails qui déterminent si l’équipement sera utilisé quotidiennement ou laissé dans l’espace de chargement.

Les derniers mètres méritent aussi de l’attention

Cela ne signifie pas que tous les transpalettes manuels doivent disparaître. Pour un usage occasionnel, ils restent souvent la solution la plus logique. En revanche, pour les entreprises de transport qui effectuent des livraisons quotidiennes, il peut être judicieux d’examiner de plus près les derniers mètres du processus logistique.

Combien de mouvements de palettes les conducteurs réalisent-ils réellement ? Combien de temps y consacrent-ils ? Combien de fois doivent-ils remettre des charges lourdes en mouvement? Les transporteurs investissent à juste titre dans les véhicules, les logiciels et l’organisation pour améliorer leur efficacité. Peut-être les derniers mètres du transport méritent-ils la même attention. Car il arrive encore qu’un trajet parfaitement organisé de plusieurs centaines de kilomètres se termine par quelqu’un qui pousse manuellement les vingt derniers mètres.

 

À propos de l’auteur : Stefan Staes est directeur général de la société Immer-Goed SA à Beveren, spécialisée dans le transport interne et le nettoyage industriel. Immer-Goed conseille les entreprises de transport et de logistique dans le choix et la mise en œuvre d’équipements de transport interne. Les entreprises qui souhaitent déterminer si le transport électrique de palettes apporte une valeur ajoutée à leurs propres activités de transport peuvent tester sans engagement, en conditions réelles, un transpalette compact à batterie lithium-ion.

 

Plus de nouvelles

Hess Belgium, un nouvel acteur sur le marché

Hess Belgium, un nouvel acteur sur le marché

Ils tenaient absolument à mener à bien le dernier projet de Van Hool et ont ainsi trouvé un nouvel avenir chez… leur ancien principal concurrent La faillite du constructeur d'autobus Van Hool en avril 2024 n'a pas signifié pour certains salariés la fin de leur...

Nos articles par année

Souhaitez-vous recevoir ces nouvelles directement dans votre boîte mail ?

* indicates required
Share This